L’adresse du goût

Être dans un lieu qui a une âme, transcende. Consciemment ou inconsciemment. Le quartier de Montmartre regorge de ces lieux. Observer les artistes de la place du Tertre donner vie à des chef-d ’œuvres ne laisse personne indifférent. À celui ou celle qui resterait insensible à ce déploiement de talents artistiques, tout espoir ne serait pas perdu. Certains seraient prêts à allumer des cierges pour eux à la basilique du Sacré-Cœur, à quelques mètres. Après s’être régalé de la vue panoramique de la ville, il est fructueux de se laisser tenter par une escale à une ultime adresse qui a de l’âme : le 17 rue des trois frères, chez Mamie Colette.

À la table de Mamie Collette, se croisent touristes et riverains. Que l’on s’y retrouve par le hasard d’une promenade ou par la force de l’habitude, le régal des papilles est garanti. C’est la vertu d’une cuisine qui met experts, amateurs et novices d’accord. Les hôtes se font un plaisir d’éclairer les choix du menu, amorçant subtilement un voyage aux saveurs uniques. Ce qui devient une évidence dès les premières bouchées. La vérité du fait maison saute aux yeux, glisse à la langue et fond avec douceur pour ravir le goût. L’utilisation exclusive de produits frais catalyse une téléportation gustative vers une dimension bucolique, où la nature est reine. Les plats délicieux de Mamie Colette font honneur au patrimoine culinaire français.

Au 17 rue des trois frères, chez Mamie Colette, touristes et riverains dégustent des mets exquis concoctés par deux frères et une sœur, les petits-enfants de Mamie Colette. Ouvert en août 2019, ce restaurant est un hommage à la grand-mère décédée il y a quelques années. Le service y est si convivial que les hôtes peuvent parfois peindre la profondeur de l’âme de ce lieu, au détour d’une conversation chaleureuse. Ainsi se fait la découverte inspirante d’une famille aux multiples talents. Pour donner vie à cet espace, du sol au plafond, tous les travaux ont été réalisés par la famille. Une famille qui conjugue brillamment art et artisanat, au passé comme au présent. La tapisserie murale, œuvre du grand-père, côtoie le portrait de la grand-mère, en mosaïque de verre, réalisé par la petite-fille. Mamie Colette observe sans doute avec fierté, ses petits-enfants préserver sa postérité, grâce aux recettes qu’elle leur a transmis avec virtuosité.

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