La méditation à l’horizon – 1ère partie

Qu’elle est pure cette joie sur le visage d’un nourrisson faisant ses premiers pas ! Si seulement il pouvait mettre des mots sur ses émotions au moment de l’étreinte qu’il reçoit de ses parents le félicitant. Avant d’être un risque, sa vulnérabilité est un atout. Il absorbe mieux qu’un adulte la plénitude d’un câlin et savoure abondamment la simplicité d’une marche. Voilà un domaine dans lequel il est un exemple à suivre pour ses parents. Des adultes qui, non seulement peuvent développer leur capacité à se délecter d’une simple étreinte, mais peuvent aussi apprendre à y mettre de la poésie. Ce qui ouvre les portes de dimensions aux savoureux secrets.

Une étreinte portée par une marche musicalement rythmée et fleurit par une sublime connexion entre deux personnes qui partagent un moment unique : C’est ainsi que la kizomba transforme des vies. Pas du jour au lendemain, cela va de soi. Comme de nombreuses danses, la kizomba est une forme de langage des âmes. Tel que tous les langages, sa maîtrise passe par un apprentissage assidu. Un défi, un pari qui en vaut la chandelle. Car une fois les bases de ce langage acquises, il suffit de croiser une personne qui le parle, pour créer une poésie lyrique à partir de trois simples ingrédients : Un câlin, une marche et une musique.

Le tango africain, plus connu sous le nom de kizomba, est plus qu’une danse. C’est un catalyseur de l’expérience sociale. Il unit des familles, soude des amitiés et transcende des rencontres d’inconnus. Son pouvoir de transcendance est tel que : Deux êtres, étrangers l’un à l’autre, peuvent se croiser pour la première fois sur une piste et danser ensemble pendant deux heures. Sans interruption. Sans échanger le moindre mot. Totalement absorbés par le régal d’une connexion dont la profondeur ne peut être capturée par aucune caméra. Une connexion qui se vit, se sent et transcende sans se voir.

L’élégance de la danse n’est pas de ce qui passe inaperçu. L’accolade cordiale par laquelle s’amorce l’expérience, est une base pour maintenir droite la partie supérieure du corps. Le rythme posé des premières notes musicales est l’occasion pour les deux partenaires de se sonder. Quelques doux petits pas en guise de présentations, avant de se transporter au cœur du voyage. Une exploration guidée par des jeux de jambes raffinés, sur des morceaux mélodieux dont les angolais ont propagé la recette. Exaltés par la pureté des voix et les instruments suaves, les partenaires se laissent bercer. La douceur de l’odyssée peut s’avérer propice à la créativité. La musique devient pour le duo d’âmes dansantes, ce que le clavier est pour les mains du pianiste. En harmonie, le duo se promène sur les diverses sonorités. Comme le pianiste peut créer une partition avec le concert de ses mains sur le clavier, le duo dansant conçoit des enchaînements de pas, donnant naissance à une symphonie singulière. Tel le pianiste inspiré, les yeux fermés, dans un état second, formant un ensemble gracieux avec son piano, le duo dansant forme avec la chanson une unité raffiné.

C’est à ce moment que se présente innocemment une agréable sensation de légèreté du corps. L’impression de planer fait croire pendant un instant qu’il s’agit de l’apothéose de l’expérience. Puis on réalise que la légèreté est double. Elle concerne aussi l’esprit. Comme si nous étions un papillon qui se laisse porter par une bulle. S’ouvrent alors les portes d’une dimension où l’espace et le temps n’existent pas. C’est ainsi qu’une danse d’une heure et demie avec une personne, paraît avoir duré dix petites minutes. L’endorphine se propage abondamment dans chacune des cellules de notre corps. Le poids des angoisses de la vie s’évapore. Après avoir dansé, l’esprit continue à se faire bercer par un confortable coussin de paix intérieure, parfois des jours durant.

Quand le régal mental de la créativité se fond au plaisir de l’intensité de l’activité physique, créant l’apaisement d’une méditation…La kizomba s’avère être un cocktail inattendu des plaisirs.

Le raccourci d’août.

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