La dissertation de juillet – 1ère partie

Cher journal des émotions,

Presque personne n’y échappe. Nombreuses sont les personnes qui sont touchées de près ou de loin par l’infidélité. Quelle que soit la culture, quel que soit le pays, quel que soit l’âge. Même ceux et celles qui ont le privilège de n’avoir jamais trompé ou été trompé, connaissent dans leur entourage au moins un homme ou une femme qui y a été confronté, et qui a eu besoin de leur soutien. Pourtant, très peu sont prêts à en discuter en amont, avant que des rivières de larmes ne coulent, et que des cœurs ne se brisent. Quel dommage, sachant que ce sont des intempéries émotionnelles qui peuvent être prévenues dans une certaine mesure. Dans ma dissertation d’août 2018, j’ai tenté d’explorer ce que l’infidélité pouvait dire du couple. Récemment, une lectrice m’a fait remarquer qu’il serait pertinent de s’arrêter aussi sur les perspectives d’un amant ou d’une maîtresse.

Les regards posés sur ces protagonistes sont souvent guidés par des opinions préconçues. Briseurs et briseuses de couples. C’est l’étiquette qui leur colle à la peau. Nier la singularité de chaque situation est un égarement regrettable. Certaines personnes se retrouvent au milieu de tempêtes conjugales, sans avoir été avisé de l’existence d’un couple. D’autres prennent les risques d’affronter des tornades des ménages d’autrui, en connaissance de cause.

Nul ne s’éprend d’une personne en couple, de manière anodine, informé de son statut marital. À l’instar de nombreux domaines, l’inégalité hommes-femmes sévit dans l’indifférence. D’une part, notons que les hommes ont bénéficié pendant des siècles d’une licence implicite de tromper, comme l’explique la thérapeute Esther Perel. Si les femmes infidèles sont plus sévèrement jugées que les maris infidèles, il en va de même pour la différence des jugements qui s’abattent sur les amants et les maîtresses. Selon le sexe, le poids de la sentence pour « briseur » ou « briseuse » de ménage varie. Interroger la pertinence de l’existence d’une telle sentence, que ce soit pour un homme ou une femme, semble aussi avoir du sens. Il paraît étrange de tenir un individu pour responsable du manquement à un engagement qu’il n’a jamais pris.

Justifiés ou non, les regards inquisiteurs sont inévitables. Pour que l’impact de ces jugements ne soit pas destructeur, l’amant ou la maîtresse se doit de faire preuve d’une intelligence émotionnelle aguerrie. Sa capacité à déterminer la nature exacte de ce qu’il ou elle ressent peut s’avérer vitale. Il paraît primordial de baser l’opinion faite de soi, sur une introspection. Permettre que l’estime de soi se fasse influencer par les qualifications de briseurs et briseuses de couples, donnés par qui que ce soit, c’est courir un danger fatal. Ceux qui ont le jugement facile sont déconnectés des tenants et des aboutissants de chaque aventure. Seule la personne dans ce rôle de maîtresse, dispose de tous les éléments la concernant. Elle est à même de prendre les meilleures décisions pour son équilibre, après avoir examiné ses émotions sous son propre microscope. Se doter des outils de l’intelligence émotionnelle est un enjeu essentiel pour l’épanouissement, quelle que soit la situation.

Une fois libérée du regard malveillant, reste pour la maîtresse à donner un sens à cette aventure. Les raisons l’ayant poussé dans une telle liaison, peuvent former une mosaïque dont il semble impératif de décortiquer. Non seulement pour mieux se comprendre, mais aussi décider subtilement vers quel avenir se diriger. Si son attirance pour cet homme marié n’était motivée que par le goût de l’interdit, qui tire ses racines dans des circonstances personnelles dont elle n’avait pas conscience, peut-être préfèrera-t-elle mettre fin à cette aventure. Cela, afin de traiter en profondeur ce qu’elle vient d’apprendre sur elle. En revanche, si elle pense secourir un mari en détresse, et qu’elle s’attend à former un couple officiel avec lui dans le futur, elle devrait s’accommoder avec l’idée qu’elle ne changera pas cet homme. Qu’il la trompe à son tour ne viendrait pas comme une surprise.

Par ailleurs, la surprise est un ingrédient piquant, au menu des personnes prises dans des tempêtes conjugales, sans avoir été avisé de l’existence d’un couple. La lectrice qui m’a contacté dernièrement au sujet de mon premier article sur l’infidélité, a vécu une expérience au cours de laquelle elle fut foudroyée de stupéfaction à plus d’une reprise. Maîtresse malgré elle, elle m’a demandé d’écrire son histoire, en guise de témoignage. La deuxième partie de cette dissertation de juillet est un conte sans fée.

La dissertation de juillet – 2ème partie

La dissertation de juillet – 3ème partie

La dissertation d’août 2018

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